Le GIE

Un groupement d'intérêt économique (GIE) est une structure qui regroupe plusieurs entreprises d'un secteur d'activité identique ou complémentaire dans le but de développer leur activité. Ce qu'il faut savoir sur le sujet.

Publié le 20-10-2016 par Michel Gistepi

Le GIE, c'est quoi ?

 

A mi-chemin entre la société et l'association, le GIE rassemble plusieurs entreprises sous une même bannière et dispose d'une personnalité morale qui lui est propre. Le GIE a pour finalité de faire croître l'activité de chacune des entreprises qui en sont devenues membres. Pour cela, les structures mettent en commun des moyens financiers, techniques, productifs, marketing ou encore commerciaux.

 

Dans ce regroupement d'entreprises, la finalité de chaque structure est de bénéficier d'une force de frappe supérieure en mutualisant leurs ressources afin de bénéficier de retombées positives sur leur propre activité.

 

Pour être correctement et légalement constitué, un GIE doit regrouper au minimum deux entreprises qui officient dans un secteur d'activité compatible voire identique. Dès lors, les entreprises réunies au sein du GIE deviennent de facto coresponsables du passif de la structure.

 

Par ailleurs, le GIE est administré par une ou plusieurs personnes physiques ou morales.

 

Création et avantages du GIE

 

Le GIE porte exclusivement sur une activité commerciale, agricole ou civile. Sont exclues les activités artisanales ou libérales. A ce titre, le GIE doit être le prolongement de l'activité de base de ses membres.

 

Afin de créer un GIE, des formalités complètes d'enregistrement auprès du CFE doivent être réalisées, comme pour une société commerciale du type SARL ou EURL. Pour autant, la publication d'un avis de constitution dans un journal d'annonces légales n'est pas une obligation et il est possible de constituer un GIE sans capital de départ.

 

Les avantages d'un GIE :

 

  1. il permet la mise en commun de moyens et de savoir-faire émanant de plusieurs entreprises afin de développer le CA de chacune
  2. les formalités de création sont allégées
  3. absence de capital minimum exigé
  4. les statuts définissent librement les modalités de souscription et de libération des apports
  5. le contrôle des comptes est facultatif dès lors que l'effectif du GIE ne dépasse pas 100 salariés