« Il va falloir rebâtir un dispositif pour l'assurance emprunteur » (Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française)

FBF Maya Atig

BNP Paribas ouvre aujourd'hui le bal des résultats annuels des banques françaises. Sans surprise, ils seront excellents, portés par tous les métiers, y compris la banque de détail. Et la remontée des taux d'intérêt devrait offrir au secteur un nouveau tremplin de croissance. Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, la Fédération bancaire française (FBF) publie des résultats plutôt flatteurs sur l'image des banques auprès des Français, deux ans après le début de la crise sanitaire. Ainsi, 87% du panel interrogé ont une bonne opinion de leur banque, un niveau qui se maintient depuis deux ans. Le rôle des banques dans l'économie est également plus ancré, notamment auprès des PME/TPE et des particuliers. Pour La Tribune, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), commente les principaux enseignements du baromètre.

Publié le 08-02-2022 par Eric Benhamou

LA TRIBUNE- Alors que les banques françaises s'apprêtent à annoncer de très bons résultats 2021, comment, selon vous, la crise sanitaire a changé l'image des banques auprès des Français ?

MAYA ATIG- Notre enquête, réalisée auprès de 4 .000 Français pour la troisième année consécutive, montre qu'il y a eu une très forte confirmation, plus d'ailleurs qu'un bouleversement, de trois éléments. Le premier est que la proximité reste plus que jamais le vecteur de confiance. Le deuxième élément est la perception renforcée du rôle des banques dans l'économie et sa résilience pendant les crises. Enfin, l'enquête confirme que la banque idéale, pour une forte majorité des Français, repose à la fois sur une présence physique et une offre digitale, alors même que les usages digitaux augmentent très fortement.

La séquence parlementaire sur l'assurance emprunteur n'a pas été flatteuse pour l'image des banques. Quelles leçons tirez-vous de cette réforme finalement inattendue ?

Dans ce débat, il y a eu de multiples évolutions des positions. Le gouvernement avait soutenu au départ une résiliation annuelle avec des obligations renforcées, puis défendu une résiliation infra-annuelle en rejetant au Sénat la suppression du questionnaire de santé, avant finalement de l'accepter. Pour notre part, nous avons défendu une conviction depuis le début, que la démutualisation et l'éclatement de l'offre n'étaient pas de l'intérêt de la majorité des emprunteurs. Je rappelle que la concurrence joue déjà à plein

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