Air Caraïbes et French Bee demandent l'aide de l'Etat

Air Caraïbes

Modèles de rentabilité avant la crise, Air Caraïbes et French Bee, les deux transporteurs aériens du Groupe Dubreuil sont les seules compagnies françaises à ne pas encore avoir été aidées par l'Etat. Dans une interview accordée à La Tribune, Marc Rochet, vice-président d'Air Caraïbes et président de French Bee, annonce que les deux compagnies ont demandé de l'aide de l'Etat et que des discussions sont en cours. Le dirigeant table par ailleurs sur une reprise très forte cet été. Air Caraïbes et French Bee postuleront aux créneaux de décollage à Orly que s'est engagée à céder Air France pour obtenir le feu vert de Bruxelles à sa recapitalisation.

Publié le 11-04-2021 par Fabrice Gliszczynski

LA TRIBUNE - Plus d'un an après le début de la crise sanitaire, comment vont Air Caraïbes et French Bee ?

MARC ROCHET - Air Caraïbes et French Bee ont été touchées sévèrement par l'impact des trois confinements, mais elles sont toujours debout. Des mesures de réductions de coûts ont été prises, et nous avons bénéficié l'an dernier d'un prêt garanti par l'Etat (PGE) obtenu par le Groupe Dubreuil. Nous allons prochainement arrêter nos comptes de l'année 2020, mais il est clair que nous avons laissé plusieurs années de bénéfices.

L'Etat a sauvé Air France, Corsair, Air Austral... Demandez-vous le soutien de l'Etat ?

L'aviation est l'un des secteurs les touchés par la crise. Nous aussi, nous nous tournons vers l'Etat, mais notre démarche est un peu différente de celle de certaines compagnies. Nous demandons à l'Etat d'être aidés parce que nous avons subi quelque chose d'exceptionnel et parce que nous subissons les conséquences de mesures qu'il a prises, comme la fermeture de l'aéroport d'Orly l'an dernier, ou l'obligation aujourd'hui pour les passagers de justifier d'un motif impérieux pour voyager. Nous demandons surtout deux choses : de l'équité, tout d'abord, car nous constatons qu'il n'y a pas de règle commune dans les aides accordées à Air France, Corsair et Air Austral. Cela a été fait dans d'autres secteurs, comme celui des remontées mécaniques par exemple, où l'Etat a aidé tous les acteurs, qu'ils soient publics ou privés, en appliquant une règle simple en fonction de plu

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