SCAF : Eric Trappier craint plus le Bundestag que le Covid-19

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Le président du GIFAS est inquiet sur le déroulement du programme SCAF de la rapidité de décision du Bundestag. Eric Trappier plaide pour une loi de programmation franco-allemande pour avancer plus rapidement.

Publié le 25-05-2020 par Michel Cabirol

Auditionné le 14 mai par la commission des Affaires étrangères et de la défense du Sénat, le président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a déclaré ne pas être inquiet encore sur le programme SCAF (Système de combat aérien du futur), dont l'avion de combat (NGF- Next generation fighter) sera mis en service en 2040. "On a encore de la marge de manoeuvre sur le long terme, a-t-il précisé. Je ne suis pas inquiet sur le calendrier si on arrive à séquencer et que la phase 1 arrive à être amorcée". En revanche, ce qui l'"inquiète, c'est l'enchainement des phases et la rapidité de décision du Bundestag allemand. Cela me fait plus peur que le COVID", a-t-il expliqué aux sénateurs. C'est effectivement un vrai risque connu mais accepté par le ministère des Armées français.

les parlementaires allemands, qui depuis le début craignent que les industriels français soient trop dominateurs dans le projet, ont posé des conditions. Ils veulent en particulier qu'un autre projet militaire franco-allemand d'envergure, le programme de char MGCS (Main Ground Combat System), dont les Allemands sont chefs de file, progresse au même rythme que celui de l'avion du futur. Les deux projets doivent avancer "en parallèle", indique une résolution également votée mercredi sur le sujet. Le programme SCAF est pourtant parfaitement équilibré industriellement au sein des cinq piliers. L'avion de combat (NGF, Next Generation Fighter) est sous maîtrise d'oeuvre de Dassault Aviation, le moteur sous ce

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