Renault-Nissan : Macron "vigilant" sur le maintien des "équilibres"

Macron tirera des "consequences profondes" du mouvement des "gilets jaunes"

Les autorités françaises sont "vigilantes" sur le maintien des "équilibres" entre Renault et Nissan, deux mois après l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon, a déclaré dimanche Emmanuel Macron, qui s'est aussi inquiété du sort de l'ancien "taikun de l'automobile".

Publié le 28-01-2019 par latribune.fr

"Nous sommes vigilants à ce que les équilibres de l'alliance soient préservés", a déclaré le chef de l'État au cours d'une rencontre avec la presse au premier jour de sa visite en Égypte.

"Je ne crois pas du tout que ce qui se passe, qui est un cas individuel, soit de nature à renverser les équilibres de l'alliance" franco-japonaise, qui a "montré sa stabilité", a-t-il ajouté.

Renault détient actuellement 43% de Nissan, qui lui-même possède 15% de Renault (mais sans droit de vote) et 34% de Mitsubishi.

Une remise à plat de l'alliance, dont Carlos Ghosn était la clef de voûte, pourrait signifier une perte d'influence de Renault, alors que certains chez Nissan déplorent que le constructeur japonais ne soit pas traité sur un pied d'égalité malgré un poids qui a grandi au fil des ans.

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Des échanges entre Paris et Tokyo

Emmanuel Macron a indiqué qu'il avait évoqué avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, la situation de Carlos Ghosn, en détention depuis le 19 novembre au Japon, sur des soupçons de malversations financières qu'il nie.

"Je me suis simplement préoccupé que le sort d'un compatriote français respecte le minimum de décence qu'on est en droit d'attendre", a-t-il expliqué avant d'ajouter : "j'ai considéré que la détention préventive était très longue et que les conditions de sa détention étaient dures, je l'ai dit à plusieurs reprises au Premier ministre Abe".

Interrogé sur le sujet lundi

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