Le PDG d'UGC critique vivement le "festival" Netflix

Le PDG d'UGC critique vivement le "festival" Netflix

Les projections de films Netflix à Paris et Lyon auront-elles lieu ? Les exploitants de salles de cinéma et les distributeurs y sont farouchement opposés.

Publié le 08-11-2021 par Esther Buitekant

L'incompréhension des exploitants


Il n'a pas encore commencé et pourtant le festival Netflix n'en finit plus de susciter l'indignation parmi les distributeurs et les exploitants. Dernière prise de parole en date, celle du patron d'UGC Alain Sussfeld lors des rencontres cinématographiques de l'ARP vendredi dernier au Touquet. Ce dernier n'a que très moyennement apprécié de voir la Cinémathèque française de Paris et l'Institut Lumière de Lyon prendre part au projet. Se  disant 'assez radicalement scandalisé de la position' des deux institutions, Alain Sussfeld les accuse d'entretenir 'la confusion entre diffusion audiovisuelle et diffusion cinématographique'. 'Je ne pense pas que c'est de leur responsabilité que de rentrer dans cette pratique', a-t-il ajouté. Selon une source proche le Cinémathèque citée dans les Échos, l'établissement parisien devrait annoncer prochainement son retrait du projet. 


Netflix a déjà réduit le champ de son festival


A l'origine, ce cycle de projections devait avoir lieu en partenariat avec des salles des réseaux MK2 et Utopia, mais aussi des cinémas indépendants. Face  au  tollé suscité par cette annonce Netflix a toutefois fait machine arrière il y a une semaine, annonçant que ces projections ne se dérouleraient qu'au sein de la Cinémathèque de Paris et de l'Institut Lumière, deux établissements qui bénéficient par ailleurs de fonds publics. En pleine renégociation de la chronologie des médias, c'est peu dire que cette entorse au règlement passe très mal aux yeux des exploitants. En France,  un film doit bénéficier d'une véritable sortie en salles avant d'être diffusé à la télévision.

 

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