Comment la Bundesbank sauve le QE de la BCE

La Bundesbank presse Paris de donner le bon exemple budgétaire

La Bundesbank a commencé à acheter des titres à des taux inférieurs au taux de dépôt de la BCE, selon l'option ouverte en décembre. Un moyen de sauver le QE, mais qui n'est pas sans poser de problèmes.

Publié le 14-02-2017 par Romaric Godin

Malgré la remontée nominale des taux d'inflation, le programme de rachat d'actifs de la BCE (souvent appelé « QE » pour « Quantitative Easing ») se poursuit. Comme l'a annoncé Mario Draghi, le président de la BCE, le montant des rachats sera réduit de 80 milliards d'euros mensuels à 60 milliards d'euros mensuels à partir du 1er avril 2017. Mais les rachats se poursuivront, au moins jusqu'au 31 décembre prochain.

Pour l'institution de Francfort, la reprise inflationniste actuelle s'explique principalement par l'effet de base lié aux prix énergétiques. Les statistiques lui donnent plutôt raison, de ce point de vue. En janvier, selon Eurostat, les prix sur un an ont ainsi bondi de 1,8 % contre 1,1 % en décembre. Mais l'inflation sous-jacente s'est établie à 0,9 %, un niveau assez bas équivalent à celui de décembre et qui n'a guère bougé depuis le début de l'année 2016...

Les règles qui encadrent le QE

Reste évidemment à savoir si la BCE a les moyens de ses ambitions. Lundi 13 février, une tribune publiée par l'agence Bloomberg s'alarmait de la pénurie de titres allemands à acheter pour la banque centrale. Rappelons que le programme, officiellement dénommé « programme de rachat d'actifs du secteur public » (PSPP), est encadré par plusieurs règles. D'abord, la BCE ne peut racheter plus de 33 % d'une ligne obligataire, autrement dit, elle ne peut racheter plus d'un tiers des titres de dettes émis pour chaque produit particulier. Ensuite, elle doit, à la fin du programme, détenir de

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