La SNCF licencie un employé après une escroquerie

La SNCF licencie un employé après une escroquerie

Le journal régional Sud Ouest révèle que la SNCF vient de renvoyer l'un de ses employés, qui utilisait sa carte essence professionnelle pour alimenter sa voiture personnelle depuis près de deux ans.

Publié le 13-08-2018 par Bertrand Dampierre

Des pleins d'essence privés aux frais de la SNCF

 

Alors que la SNCF doit encore digérer les mauvais résultats de son premier semestre 2018, minés par la grève menée par ses salariés contre la réforme ferroviaire, voilà qu'elle doit en plus surveiller davantage ses employés pour éviter tout abus. Ainsi, comme l'a révélé le quotidien régional Sud Ouest, le groupe ferroviaire public français vient de licencier l'un de ses collaborateurs du côté de Bordeaux après s'être rendu compte que ce dernier faisait ses pleins d'essence privés aux frais de la Société nationale des chemins de fer français.

Plus précisément, le collaborateur en question disposait d'une carte essence qui lui avait été attribuée « à titre professionnel » parce que son poste impliquait de nombreux déplacements dans le département. Il a ensuite pris l'initiative de l'utiliser également pour ses déplacements personnels, de façon régulière et sans en parler à qui que ce soit au sein de la SNCF.

 

L'affaire se poursuit au tribunal

 

Indéniablement, sa stratégie, qui s'expliquerait par des problèmes d'ordre financier au sein du foyer concerné selon le journal Sud Ouest, a fonctionné pendant un moment puisque le montant du préjudice s'élève à 16 500 euros au total. Un tel montant signifie bien que le salarié de la SNCF a réalisé de nombreux pleins d'essence à titre privé avec sa carte professionnelle, pendant près de deux ans. Pour le groupe fondé en 1937 et actuellement dirigé par Guillaume Pépy, qui compte près de 150 000 collaborateurs au total, il était important de faire preuve d'autorité et d'exemplarité dans la gestion de cet incident.

Dans ce contexte, après avoir constaté en début d'année 2018 que des voitures avaient été alimentées grâce à une carte SNCF hors de son parc, le groupe ferroviaire a fait le choix de porter plainte, menant dès lors à l'interpellation du salarié concerné et de sa compagne, qui ont reconnu les faits. Désormais licencié, l'ancien salarié de la SNCF aura affaire à la justice ces prochains mois puisqu'il est accusé d'« abus et de recel d'abus de confiance ». De quoi inciter tous les salariés du groupe à suivre les règles.

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