COP26 : du « quoi » au « comment »

piccard

LES TOPS ET LES FLOPS DE LA COP26. Il a fallu longtemps pour que les chefs d'Etats présents aux différentes COP s'engagent à faire quelque chose. Aujourd'hui l'objectif est clair, mais il reste encore à décider comment l'atteindre. Par Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse.

Publié le 02-11-2021 par Bertrand Piccard

Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse, psychiatre et explorateur, auteur du premier tour du monde en ballon (1999) puis en avion solaire (2015-2016), tiendra durant cette quinzaine une chronique quotidienne des succès et des déceptions de ce rendez-vous crucial pour l'avenir de notre planète. Une exclusivité pour La Tribune et le quotidien suisse Le Temps.

_________

Nous avons débarqué hier soir à Glasgow entouré de zombies et de squelettes. Comme s'il fallait renforcer l'atmosphère d'épouvante des déguisements d'Halloween dans les rues brumeuses et froides, les files d'attentes pour les tests Covid me donnaient l'impression que nous étions déjà dans le monde catastrophique que nous essayons désespérément d'éviter. Mais parler de l'angoisse du futur amène plus de dépression que d'action.

La bonne nouvelle, c'est que les dirigeants politiques ont compris la menace qui pèse sur nous tous. Enfin. La notion d'urgence constitue la singularité de cette COP26. Les échéances se rapprochent. Les dates butoirs évoquées à l'époque (2030, 2050) semblaient lointaines aux gouvernants qui ne s'imaginaient plus au pouvoir à un tel horizon. Mais nous sommes désormais tellement touchés par les catastrophes naturelles que les politiciens sont impactés pendant leurs mandats. Ils sont maintenant jugés, non pas seulement par les générations futures, mais déjà par leurs électeurs actuels.

Alors, que veut dire agir ?

Dans les premières COP, on ne faisait que ressasser les problèm

Lire la suite

Voir la suite...

Les dernières actualités