Entreprises : la baisse de la fiscalité s'accélère dans l'OCDE

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Le taux de prélèvement obligatoire sur les sociétés est passé de 32,5% en 2000 à 23,9% dans les pays membres de l'OCDE. Cette concurrence fiscale exacerbée est loin de profiter à l'économie dans son ensemble, rappellent quelques économistes.

Publié le 06-09-2018 par Grégoire Normand

La concurrence fiscale fait rage entre les pays développés. Selon un rapport de l'OCDE publié ce mercredi 5 septembre, la diminution de l'impôt sur les sociétés s'est clairement accélérée. Le taux moyen de l'impôt sur les sociétés a reculé de 32.5 % en 2000 à 23.9 % en 2018.

"Bien que cette tendance à la baisse du taux moyen de l'impôt sur les sociétés dans la zone OCDE se soit accélérée de nouveau ces dernières années, la baisse des taux d'imposition sur les entreprises est moins prononcée qu'avant la crise."

Multiplication des réformes

Pour expliquer cette accélération de la baisse, les auteurs constatent une "poursuite" de la tendance à la diminution des taux des impôts sur les sociétés, alimentée dans une large mesure par des réformes importantes engagées dans un certain nombre de grands pays caractérisés de longue date par des taux élevés d'imposition sur les entreprises. Les États-Unis ont notamment approuvé l'année dernière une forte chute du taux d'imposition des entreprises qui est passé de 35 à 21%.

Selon l'organisation basée à Paris, la France qui prévoit d'abaisser progressivement l'IS de 33% à 25% pendant le quinquennat d'Emmanuel Macron, l'Argentine et la Lettonie ont également effectué des réformes "importantes".

Risques d'une course au moins-disant fiscal

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