Doctolib lève 150 millions d'euros

Doctolib lève 150 millions d'euros

Depuis le rachat de son concurrent MonDocteur en juillet 2018, Doctolib n'en finit plus de grandir. La start-up française vient d'annoncer une levée de fonds de 150 millions d'euros auprès de plusieurs investisseurs dont General Atlantic. Sa valorisation dépasse aujourd'hui le milliard d'euros.

Publié le 20-03-2019 par Esther Buitekant

Doctolib veut doubler ses effectifs en 3 ans


Après deux levées de fonds en 2017, la plateforme de rendez-vous médicaux en ligne et de téléconsultation présente en France et en Allemagne a révélé mardi qu'elle avait levé 150 millions d'euros lors d'un nouveau tour de table. Interviewé par Les Echos, le cofondateur et dirigeant de Doctolib Stanislas Niox-Château s'est confié sur les ambitions de son entreprise : « (Nous souhaitons) doubler en trois ans la taille de nos équipes françaises et allemandes pour améliorer l'accompagnement de nos professionnels de santé, toujours avec une approche locale. Ensuite, nous allons déployer le service de vidéo-consultation auprès de nos 75.000 professionnels. Enfin, nous voulons répliquer les succès français et allemand dans d'autres pays. » Si, comme l'a confié son jeune PDG, Doctolib n'est pas encore rentable, son objectif est avant tout d'investir « sur le long terme » en faisant croître l'entreprise.


Une nouvelle licorne française


Avec cette importante levée de fonds et une valorisation qui dépasse aujourd'hui le milliard d'euros, Doctolib a rejoint le cercle très fermé des « licornes » françaises. Seules les entreprises Deezer, BlaBlaCar et le site de vente en ligne Veepee.com (anciennement Vente Privée) remplissaient jusqu'ici les critères nécessaires pour accéder à ce statut : être valorisé pour un montant supérieur à un milliard d'euros, ne pas être coté en Bourse et avoir été fondé récemment. Sur la question d'une éventuelle entrée en bourse, Stanislas Niox-Château a confié aux Echos que cela ne faisait pas partie des objectifs de l'entreprise : « Nous n'avons pas de projet dans ce sens ni de cession à un groupe. Les 130 actionnaires fondateurs et salariés qui restent majoritaires partagent la même vision et nous restons focalisés sur l'amélioration de l'accès aux soins, sur le parcours de santé et sur tout ce qui peut y aider. »

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