"Ce qui se joue, c'est l'avenir de nos démocraties" Anthony Gardner

Anthony Luzzatto Gardner, ambassadeur des Etats-Unis, Barack Obama,

Ex-ambassadeur des Etats-Unis à Bruxelles, nommé par l'ancien président Barack Obama, Anthony Gardner détaille à "La Tribune" sa vision de la nouvelle administration Trump.

Publié le 14-02-2017 par Propos recueillis par Florence Autret, à Bruxelles

À 54 ans, ce diplômé de Harvard, Oxford, Columbia et de la London Business School a été directeur Europe au National Security Council avant de poursuivre sa carrière en Europe, notamment à la tête du fonds de capital-investissement Palamon Capital Partners. Parlant le français, l'italien, l'espagnol et l'allemand, il devient en 2014 ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne à la demande de Barack Obama, fonction qu'il a quittée le 20 janvier. Il est professeur invité au Collège d'Europe de Bruges et à l'Institut européen de Florence. Selon lui, « répondre au 'Buy American' par un 'Buy European', c'est signer la fin du système sur lequel repose l'économie mondiale ».

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LA TRIBUNE - Est-ce si nouveau que les États-Unis s'interrogent sur leur intérêt à promouvoir l'unité européenne ? Dans les années 1960 déjà, au sein de l'administration américaine, une dure bataille avait opposé adversaires et défenseurs de l'intégration du Vieux Continent...

ANTHONY GARDNER - C'est vrai, mais depuis le discours du président Kennedy du 4 juillet 1962 à Philadelphie, la position de toutes les administrations, républicaine ou démocrate, lui a toujours été favorable. La rhétorique de la nouvelle administration est extraordinaire. C'est du jamais-vu qu'un président dise que la désintégration de l'Union européenne lui est indifférente ou que certaines personnes dans son entourage considèrent même qu'elle serait une bonne chose. Les deux dernières semaines étaient frappantes, mais il

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