Brexit : 100.000 jobs à Londres menacés dans la compensation ?

Xavier Rolet LSE

La sortie du Royaume-Uni de l'UE et la demande de la BCE de localiser l'activité de compensation dans la zone euro font peser une menace sur les emplois liés notamment à l'énorme marché de dérivés dominé par la City.

Publié le 21-10-2016 par Delphine Cuny

Inconnues du grand public, si ce n'est pour la sulfureuse affaire Clearstream, les chambres de compensation sont un rouage essentiel des marchés financiers, l'endroit où les actions, les obligations et autres produits dérivés s'échangent sur le plan technique après avoir été négociés en Bourse. Elles garantissent le bon déroulement de l'opération à l'acheteur et au vendeur. Or en Europe, un acteur domine largement cette activité : LCH.Clearnet, contrôlé par le London Stock Exchange (LSE), en cours de fusion avec Deutsche Börse. Bruxelles s'inquiète d'ailleurs des conséquences concurrentielles de ce rapprochement sur ce marché de la compensation.

Or selon l'agence Bloomberg, c'est une centaine de milliers d'emplois liés à l'activité de compensation qui se trouvent menacés de délocalisation de la City à cause du Brexit. C'est le patron du LSE, le Français Xavier Rolet qui l'a déclaré à l'agence américaine, brandissant cet épouvantail social :

"Nous estimons, de façon conservatrice, qu'au minimum 100.000 emplois, dans la gestion du risque, la conformité, le middle et le back-office, les fonctions supports, pas seulement à Londres mais dans la région, sont impliqués dans cette activité et sont clairement en danger."

La BCE exige la localisation en zone euro

C'est notamment lié à l'énorme marché des dérivés, que Londres domine : 75% des volumes d'échange de dérivés libellés en euro passent par Londres, soit  plus de 573 milliards de dollars par jour, selon les derniers chiffres d

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