WeWork va supprimer 2400 emplois dans le monde

WeWork va supprimer 2400 emplois dans le monde

La série noire se poursuit pour WeWork qui vient d'annoncer, après l'éviction de son PDG et l'échec de son entrée en Bourse, le licenciement de 2400 salariés à travers le monde.

Publié le 25-11-2019 par Esther Buitekant

20% des effectifs supprimés


2019 devait être une grande année pour WeWork. Mais l'entreprise spécialiste des bureaux partagés fait face depuis plusieurs mois à des échecs répétés. Le géant américain a annoncé jeudi un vaste plan de restructuration et la suppression de 20% de ses effectifs. "Dans le cadre de notre (stratégie) de recentrage sur le coeur de métier de WeWork, et comme nous l'avions précédemment partagé avec les employés, la société procède aux licenciements nécessaires pour créer une organisation plus efficace", a expliqué le porte-parole. Au total, 2400 emplois seront supprimés dans le monde. WeWork a précisé que les salariés recevront des indemnités de départ mais aussi des aides pour retrouver un autre emploi. Un plan social qui a déjà débuté aux États-Unis et va se poursuivre dans les semaines à venir. 


Le fiasco de l'entrée en Bourse


Cette nouvelle intervient dans un contexte très difficile pour Wework dont le modèle est de plus en plus remis en question. L'entreprise avait prévu d'entrer en Bourse cet automne avant que les investisseurs ne freinent des quatre fers devant l'état des comptes de l'entreprise. Face à ces pertes colossales, 638 millions de dollars au deuxième trimestre 2019, beaucoup se sont interrogés sur la capacité de WeWork à gagner de l'argent. Son emblématique PDG et cofondateur Adam Neumann a été poussé vers la sortie en septembre avec 1,7 milliards de dollars d'indemnités. Un désastre qui n'est pas sans conséquence sur l'actionnaire principal de WeWork, la holding japonaise SoftBank, qui a annoncé 6,4 milliards de dollars de pertes pour le dernier trimestre.

 

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