Veolia va détruire l'arsenal chimique syrien

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Le gouvernement britannique vient de choisir Veolia pour détruire 150 tonnes d'armes chimiques syriennes. Un contrat prometteur, qui pourrait bien en annoncer d'autres.

Publié le 17-01-2014 par Guilhem Baier

L'expertise de Veolia dans les produits chimiques

 

Ce jeudi 16 janvier, le gouvernement britannique a confirmé avoir attribué à Veolia Environnement un contrat de destructions de produits chimiques syriens. Leader mondial de l'environnement, l'entreprise française a précisé que ce contrat porte sur la destruction de 150 tonnes de produits chimiques dits "précurseurs B", généralement utilisés dans l'industrie pharmaceutique, mais également pour la fabrication d'armes chimiques. Pour l'heure, la cargaison de produits chimiques serait en route pour l'incinérateur d'Ellesmere Port, non loin de Liverpool (Angleterre). Veolia supervisera les opérations d'incinération et de traitement des produits chimiques sur ce site spécialisé dans les déchets à faible niveau radioactif.

 

 

Le marché de la destruction des armes chimiques syriennes

 

Pour les spécialistes du secteur de l'environnement, d'autres contrats pourraient suivre, avec des volumes bien plus importants. Estelle Brachlianoff, directrice Royaume-Uni et Europe du Nord de Veolia Environnement, souligne ainsi la volonté du groupe de travailler en étroite collaboration avec les autorités compétentes du Royaume-Uni, pour détruire le stock de produits chimiques syriens. En vertu de l'accord conclu dans le cadre des Nations Unies en septembre dernier, le gouvernement de Bachar el-Assad doit se débarrasser des agents chimiques "prioritaires" (gaz moutarde, Sarin, etc.) d'ici fin mars. Pour le reste des 1300 tonnes d'agents chimiques déclarées à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), la date butoir est fixée par la communauté internationale à fin juin.

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