Tronico se diversifie dans le biomédical

Tronico

FACE A LA CRISE. Confronté à une baisse du marché de l'aéronautique, le spécialiste vendéen des systèmes électroniques Tronico met ses compétences au service de projets sociétaux.

Publié le 04-08-2020 par Frédéric Thual

Sollicité en plein confinement par des makers nantais pour apporter son savoir-faire à la conception d'un respirateur artificiel imaginé pour subvenir au manque d'équipements pendant la phase critique de la pandémie, Patrick Collet, PDG de Tronico, filiale du groupe Alcen, culturellement proche de l'agilité des startuppeurs, n'aura pas réfléchi très longtemps. Le lendemain, le chef d'entreprise dépêche quatre ingénieurs à Nantes et ouvre largement son back-office au collectif Makers For Life.

Si, depuis, l'industrialisation du respirateur MakAir a été prise en main par Renault et Seb, Patrick Collet reconnaît que l'épisode, à l'image de la crise de 2008, l'a amené à travailler différemment dans le bureau d'études.

« Tout s'est déroulé à l'opposé des normes de l'aéronautique où l'on ne commence rien sans avoir un cahier des charges signé en cinquante exemplaires. Si l'on avait appliqué ces méthodes, on y serait encore... »

Prometteur dans l'hydrogène

En 2009, ce spécialiste des systèmes électroniques intervenant pour l'aéronautique, la défense, le médical... avait vu fondre son chiffre d'affaires de 70 à 40 millions. Simple sous-traitant, l'entreprise s'était alors dotée d'un bureau d'études et d'une cellule d'innovation pour aller vers la conception de ses propres produits.

« Avec des choses qui ont fonctionné et d'autres moins », détaille Patrick Collet, devenu un spécialiste de l'électronique de puissance.

Une technologie qui remplace progressivement l'hydraulique et la p

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