Surtaxe : Crédit Agricole, BPCE et Crédit Mutuel crient à l'injustice

Dominique Lefebvre Crédit Agricole

Les dirigeants des banques mutualistes montent au créneau contre le projet gouvernemental de taxer les 320 plus grandes entreprises pour compenser l'annulation de la taxe sur les dividendes. Ils demandent à être exonérés, dénonçant une mesure défavorisant des groupes comme les leurs qui versent peu ou pas de dividende.

Publié le 06-11-2017 par Delphine Cuny

Concurrents sur le terrain, les trois principaux groupes bancaires mutualistes, le Crédit Agricole, BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne) et le Crédit Mutuel, parlent d'une seule voix ce lundi pour dénoncer la "surtaxe" que le gouvernement a ajoutée dans le projet de loi de finances rectificative. Cette "contribution exceptionnelle" doit rapporter 5,4 milliards d'euros afin de compenser (partiellement) l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe sur les dividendes que l'Etat devra rembourser aux grandes entreprises (soit 10 milliards) : 320 groupes réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires seront concernés et verront leur taux d'impôt sur les sociétés passer de 33,3% à 38,3% et même à 43,3% pour la moitié d'entre eux, dont les facturations dépassent les 3 milliards d'euros. Notamment les banques.

"En réalité c'est un transfert injustifié, au bénéfice des groupes qui préfèrent investir à l'étranger et au détriment des entreprises qui opèrent en France, y investissent, y créent des emplois et y font des bénéfices", critiquent Dominique Lefebvre, le président de la Fédération nationale du Crédit Agricole, François Pérol, le président du directoire de BPCE et Nicolas Théry le président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, dans une tribune commune publiée lundi dans Les Echos, sous le titre "Cessons de taxer l'investissement et l'emploi en France." 

Economie sociale et dividendes

Les banques mutualistes, qui ne versent pas (ou peu) de

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