Sur les sujets régaliens, Macron s’inspire de Chevènement

Macro,n et Chevènement

En prônant davantage de fermeté sur les sujets dits régaliens, immigration et sécurité en tête, Emmanuel Macron s'inscrit dans les pas de l'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin. Décryptage.

Publié le 29-10-2019 par Marc Endeweld

Ceux qui pensaient qu'Emmanuel Macron n'était qu'un libéral pur sucre, ou un « social-libéral » ou même un « progressiste », façon Justin Trudeau ou Barack Obama, en sont pour leurs frais. Car depuis la rentrée, le chef de l'État ne cesse d'en appeler à la République et à la fermeté sur les sujets dits régaliens, immigration et sécurité en tête. Certains commentateurs annoncent son « virage » dans ces domaines, quand les communicants préfèrent louer le début de « l'acte II » du quinquennat. En apparence, le changement de ton est perceptible.

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Macron n'avait-il pas promu la « bienveillance » en politique et salué la politique migratoire d'Angela Merkel ? Quelques mois plus tôt, n'avait-il pas jusqu'à laisser dire, par l'intermédiaire d'échos dans la presse, qu'il était réticent au projet de déchéance de nationalité du président d'alors, François Hollande ? C'était l'époque de sa guerre fratricide contre Manuel Valls, son plus sérieux concurrent dans le vieux PS.

Et face à un Premier ministre qui assumait alors un ton martial, et se référait constamment au « Tigre », Georges Clemenceau, Emmanuel Macron optait pour l'originalité, en appelant de ses voeux une « société ouverte » : « Nous sommes une société - et je le dis ici puisque nous sommes les premiers coupables collectivement -, nous sommes une société de plus en plus endogame, nous sommes une société où les élites se ressemblent de plus en plus, nous sommes une société où nous

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