Souveraineté : pourquoi il faut passer d'un effet de mode à un mode d'action

macron

TENDANCE. Ce concept est présent dans tous les discours ou presque. Il doit être désormais non seulement pensé amis aussi mis en musique par un État stratège.

Publié le 08-07-2020 par Michel Cabirol

Souveraineté de la France, souveraineté de l'Europe, souveraineté industrielle et numérique, souveraineté militaire, souveraineté juridique... Les crises sont souvent des accélérateurs de tendances parfois profondes. Avec la crise du Covid-19, on n'y échappe pas. Si désuète il y a encore peu de temps au profit de l'efficience économique, l'idée même de souveraineté est aujourd'hui dans toutes les bouches et est martelée à qui mieux mieux dans tous les discours des responsables politiques et industriels après la crise sanitaire provoquée par un virus malin, cause d'une pandémie mondiale.

Quatre-vingts ans après l'appel du 18 juin du général de Gaulle, la souveraineté est bel et bien revenue à la mode en France, voire en Europe, un continent pourtant ouvert à tous les vents du libéralisme. Mais n'est évidemment pas Charles de Gaulle qui veut, le général ayant le patriotisme de la grandeur pour la France. Aujourd'hui encore, notre pays rêve de grandeur et de puissance à travers l'Europe, un continent où pourtant les pays ne partagent presque rien de stratégique... si ce n'est un vaste marché attractif, largement ouvert à toutes les puissances prédatrices (États-Unis, Chine et Russie).

Pour Emmanuel Macron, l'idée de la souveraineté ne date pas de la crise du Covid-19. Il a senti qu'elle pouvait être un ressort pour mobiliser les énergies en France. La pandémie n'a été finalement qu'un révélateur. "Cette épreuve a révélé des failles, des fragilités : notre dépendance à d'autres c

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