SCAF : la mise au point ferme de Dassault vis-à-vis d'Airbus et de Berlin

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Les négociations sur le SCAF sont au bord du précipice. Lors de la présentation des résultats 2020 de son groupe, le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier explique pourquoi.

Publié le 06-03-2021 par Michel Cabirol

Le programme SCAF (Système de combat aérien du futur), qui est au bord du précipice, va-t-il être un programme mort-né ? Possible même si le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier ne croit pas que "le pronostic vital soit encore engagé" pour le SCAF. "Mais je ne vais pas vous dire que le malade n'est pas dans un état difficile. On est effectivement à ce point de la difficulté", a-t-il nuancé hier à l'occasion de la présentation des résultats 2020 de Dassault Aviation. Il a toutefois assuré que les industriels y croyaient "encore". "On croit qu'on est capable d'y arriver", a affirmé le patron de Dassault Aviation, qui a été désigné maître d'oeuvre du pilier numéro 1, l'avion de combat (NGF, Next Generation Fighter).

Sur ce pilier, les négociations butent sur deux points aussi sensibles qu'essentiels : la charge de travail entre les différents industriels concernés, notamment entre Airbus et Dassault Aviation, et la propriété intellectuelle, une problématique qui est du ressort des États, et notamment en Allemagne.

Un plan B au SCAF ?

Actuellement c'est la douche froide pour les promoteurs de ce programme européen emblématique par son envergure. D'autant qu'Eric Trappier n'a pas hésité à évoquer un plan B, qu'il n'a pas voulu détailler. "Fusionner le SCAF et le Tempest (le programme concurrent sous leadership britannique, ndlr) n'est pas à l'ordre du jour", a-t-il précisé. Mais quelle est la part de bluff du patron de Dassault Aviation ? "Un chef d'entreprise a toujours en tête

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