Ryanair : 30 ans et toujours conquérant

Ryanair : 30 ans et toujours conquérant

A l'occasion des trente ans de la compagnie aérienne dont il est le Directeur Commercial, David O'Brien a présenté un plan de conquête qui passe aussi par l'ouverture de nouvelles lignes en France.

Publié le 22-01-2015 par Bertrand Dampierre

Changement de ton ?

 

Sans doute a-t-il voulu surprendre le parterre de journalistes français ? Peut-être a-t-il voulu faire croire que la compagnie allait rompre avec son goût pour la provocation ? Ou bien souhaitait-il redorer l'image de Ryanair, ternie par les affaires de travail dissimulé sur sa base de l'Aéroport de Marseille-Provence, et qui lui ont valu une lourde condamnation ? En tous cas, David O'Brien a voulu faire passer au début de sa conférence de presse le message suivant : «Nous avons trente ans, nous sommes désormais une compagnie mature, civilisée et même aimable». Mais il est vite revenu aux fondamentaux du discours que tiennent habituellement les représentants de la compagnie low cost irlandaise.

 

 

Nouvelles offres, nouvelles liaisons

 

A 30 ans, Ryanair se veut conquérant, avec ses nouvelles offres pour les familles ou celles pour les hommes d'affaires. Avec ses 100 Boeing commandés et son trafic en hausse de 20%. Avec son objectif de 100 millions de passagers en 2016. Avec l'ouverture de deux nouvelles liaisons sur le sol français, vers Deauville et vers Clermont-Ferrand. Et, même si cela n'est pas encore à l'état de projet, la compagnie à bas coûts n'exclut pas non plus de se positionner dans l'avenir sur Roissy-Charles de Gaulle.

 

 

Egratigner les concurrents

 

Le conquérant n'hésite pas non plus à enfoncer ses concurrents. Transavia pour commencer, la réplique d'Air France-KLM aux offres low cost : « En un an, nous allons grossir autant que Transavia d'ici à 2020 ». Easyjet n'est pas épargnée non plus, jugée « trop loin derrière » pour l'inquiéter. Quant à Vueling, la filiale low cost d'Iberia, elle ne fait visiblement pas le poids aux yeux d'O'Brien : « elle a essayé de nous concurrencer en Italie et a dû fermer la moitié de ses lignes ».

La prochaine décennie nous dira si la compagnie irlandaise a vraiment gagné en maturité et en amabilité.

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