Pourquoi Nokia quitte une alliance industrielle autour de la 5G

Nokia anticipe une marge stable sur les reseaux 5g en 2021

Le géant finlandais des équipements télécoms a décidé de se tenir à l'écart de l'alliance O-RAN. Celle-ci doit permettre, via une uniformisation de normes et de standards, à différents industriels des télécoms, petits ou grands, d'apporter certaines briques technologiques utiles aux infrastructures et logiciels nécessaires à la 5G. Le problème, pour Nokia, est que plusieurs sociétés chinoises de cette alliance figurent sur une liste noire des Etats-Unis. Le groupe redoute de s'exposer à des sanctions en travaillant avec elles.

Publié le 07-09-2021 par Pierre Manière

C'est un coup dur pour l'alliance O-RAN. Ce groupement industriel, qui a vu le jour en 2019, vise à promouvoir l'« open RAN » (Open Radio Access Networks), à savoir une 5G plus ouverte. Son objectif ? Permettre, via une harmonisation des normes et des standards, à des industriels et sociétés de logiciels, petits ou grands, d'apporter différentes briques technologiques utiles à la nouvelle génération de communication mobile. L'enjeu est, in fine, de favoriser la concurrence sur ce segment stratégique, qui est aujourd'hui la chasse gardée de quatre acteurs, à savoir les chinois Huawei ainsi que ZTE, le suédois Ericsson et le finlandais Nokia. Problème : ce dernier a décidé de claquer la porte de l'alliance.

Dans un email consulté par le site Politico, Nokia explique « n'avoir d'autre choix que de suspendre toutes (ses) activités techniques » avec l'alliance O-RAN. Pourquoi diable l'équipementier finlandais, numéro trois du secteur, a-t-il pris une telle décision ? Parce qu'il constate que, parmi les membres de l'alliance, trois sociétés chinoises figurent dans le viseur de Washington. Il y a d'abord la société de puces Kindroid et le spécialiste des supercalculateurs Phytium. Ces deux acteurs ont été placé sur la liste noire du Département du commerce des Etats-Unis, qui les perçoit comme une menace potentielle pour la sécurité nationale. Conséquence: elles n'ont notamment pas le droit de commercialiser leurs produits au pays de l'Oncle Sam sans autorisation. Enfin, il y a le f

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