Pourquoi BPCE ne lancera pas une vraie banque mobile en France

Fintech Fidor BPCE carte

Le groupe Banques Populaires Caisses d'Epargne, qui avait acheté la banque mobile allemande Fidor en 2016, a finalement décidé de la lancer en version light, sans licence bancaire, et de prendre son temps.

Publié le 01-02-2018 par Delphine Cuny

Il y a un an, François Pérol, le président de BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne), avait annoncé le lancement « courant 2017, plutôt au deuxième semestre, en France et dans un certain nombre de pays européens » de Fidor, la banque mobile allemande rachetée à l'été 2016, qui compte 250.000 clients en Allemagne. Décrite comme une « startup technologique avec une licence bancaire », elle était vouée à devenir « un des leaders européens sur le segment de la banque mobile communautaire. » Ce mercredi, François Pérol a reconnu que le deuxième groupe bancaire français, le seul à ne pas disposer de banque en ligne, avait du retard.

« Tout le monde a du retard quand on lance une banque », a-t-il plaidé, en s'exprimant au Paris Fintech Forum juste après le Pdg d'Orange, qui avait dû repousser le lancement d'Orange Bank de plusieurs mois l'an dernier.

Surtout, le patron de BPCE, qui s'interrogeait il y a tout juste un an sur « la façon dont nous faisons en France » avec Fidor, a choisi un lancement en mode profil bas.

« Fidor ne sera pas une banque, tout au moins en France, et dans une première phase. Ce sera un modèle plus léger, moins coûteux, sans licence bancaire, un modèle DSP2 [la nouvelle directive européenne sur les services de paiements, ndlr], sans une énorme équipe de conformité, avec un peu moins de discussions avec le régulateur », a-t-il justifié.

' Lire aussi : Paiement : la directive DSP2 entre en vigueur, c'est quoi ?


François Pérol BPCE  Fintech Fidor

[François Pérol au Paris Fintech Forum.

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