Nouvelles anomalies sur le futur EPR d'EDF à Flamanville

Nouvelles anomalies sur le futur EPR d'EDF à Flamanville

Point noir des activités d'Areva, lEPR ne cesse de rencontrer des difficultés qui retardent les chantiers de son déploiement. De nouvelles anomalies semblent avoir été détectées sur celui destiné à la centrale EDF de Flamanville.

Publié le 09-06-2015 par Guilhem Baier

Nouveau problème technique

 

Encore un nouveau problème technique sur le réacteur EPR qu'Areva NP fabrique pour la centrale EDF de Flamanville. Après l'anomalie détectée sur la cuve du réacteur, dont l'acier présentait des problèmes de composition, ce sont aujourd'hui des défauts de fonctionnement des soupapes qui ont été signalées à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et à l'Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire (IRSN) par l'énergéticien français. Ces informations, révélées par le journal Mediapart, ont été confirmées par les autorités.

Thierry Charles, le Directeur Adjoint de l'IRSN a précisé à l'Agence France Presse que « les essais réalisés par EDF ont montré des difficultés sur les questions d'ouverture et de fermeture des soupapes ». A son stade le plus critique, un défaut d'ouverture des soupapes peut entraîner une surchauffe du réacteur pouvant aller jusqu'à une fusion du coeur.

 

 

Nouveau retard en perspective

 

Pour l'instant, dans la phase de tests et d'essais dans laquelle on se trouve, il n'est pas possible de déterminer s'il s'agit d'un défaut majeur, ou seulement d'un léger dysfonctionnement. Comme l'avoue Thierry Charles lui-même « Pour l'instant, on ne peut pas encore conclure que c'est grave, car on n'a pas encore jugé complètement la qualité » des soupapes.

Toutefois, ces défauts constatés vont se traduire par un nouveau retard dans le chantier d'un réacteur qui aurait dû être mis en service en 2012, et ne les sera certainement pas en 2017, date actuellement pressentie. En outre, en pleines négociations autour du rachat des activités de conception de réacteur d'Areva NP par EDF, ces dysfonctionnements et ses nouveaux retards ne laisse rien présager de bon quant à la capacité de relancer la filière nucléaire française.

 

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