Nokia : moins de suppressions de postes que prévu en France

Nokia : moins de suppressions de postes que prévu en France

Nokia a annoncé un allègement de son plan social, 250 postes pourraient être préservés. Une geste insuffisant, estiment les syndicats.

Publié le 26-10-2020 par Esther Buitekant

112 postes créés

L'entreprise de télécommunication finlandaise révélait en juin dernier vouloir supprimer 1 233 postes en France sur ses sites de Paris-Saclay et Lannion (Côtes-d'Armor). Trois mois plus tard, le groupe a revu sa copie et annoncé le 23 octobre une série de projets destinés à réduire l'impact de son plan social en créant notamment un nouveau centre de cybersécurité à Lannion d'ici fin 2021. 112 postes pourraient ainsi être créés. 'En parallèle, Nokia prévoit de réduire significativement le nombre total de suppressions de postes' avec près de 250 postes qui 'pourraient être préservés', indique le groupe dans un communiqué. Un geste salué par le gouvernement français qui parle d'une 'avancée significative' et 'semble confirmer la volonté de Nokia de privilégier en priorité la France pour ses activités de recherche et développement', selon les mots du ministre de l'économie, Bruno Le Maire.


Les syndicats attendent mieux

Cette annonce n'a toutefois pas convaincu dans les rangs des syndicats. La CGT considère que Nokia est encore 'loin du compte', 'puisqu'il resterait 240 postes supprimés sur Lannion et 746 sur Nozay soit 986 postes supprimés'; a déclaré dans un communiqué Philippe Mulot, délégué CGT sur le site de Lannion, qui a fait part de sa colère et de son incompréhension. 'C'est une bonne nouvelle vis-à-vis de Lannion qui permet de diminuer temporairement les départs, mais sur Nozay c'est du cosmétique.', a pour sa part commenté Frédéric Aussedat de la CFE-CGC. Rappelons que ce plan social est le quatrième depuis le rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia en 2016.

Les dernières actualités