Michelin prévoit regroupement d'usines et restructurations

Michelin

Le géant français du pneumatique veut augmenter la capacité de ses usines et privilégier les gros sites. Une course à la taille critique, synonyme de restructurations.

Publié le 23-12-2013 par Bertrand Dampierre

Course aux gros sites pour Michelin

 

Leader hexagonal du pneumatique, Michelin continue de dévoiler sa feuille de route à l'horizon 2018. Le groupe multiplie ainsi les présentations à destination des analystes financiers, dans l'optique de mettre en avant les gains de compétitivité. Le groupe va notamment cibler l'Europe, son talon d'Achilles, à cause des usines de petite et moyenne taille qui font obstacle aux économies d'échelles. Le groupe s'est ainsi fixé pour objectif d'accroître sa capacité moyenne de production, pour atteindre 96 000 tonnes en 2018, contre 70 000 à l'heure actuelle. A terme, 50% de la production de Michelin sera assurée par 11 usines.

 

 

La nouvelle carte industrielle de Michelin

 

Pour le géant du pneumatique, ces restructurations visent à réaliser 1 milliard d'euros d'économies entre 2012 et 2016. Sur ce total, 440 millions d'euros proviendront d'une nouvelle carte industrielle, avec des coûts du travail sensiblement réduits. Le groupe va ainsi développer son implantation dans les pays émergents, tout en poursuivant sa politique de mégaprojets au Brésil, en Inde, en Chine, mais également aux Etats-Unis. Des objectifs ambitieux, qui laissent planer la menace de lourdes restructurations, voire même d'une vague de suppression de postes. En Europe notamment, la concentration des activités de Michelin devrait entrainer la fermeture de certains sites industriels, à l'instar de Joué-lès-Tours en 2013. Pour l'heure, le site français de Roanne cristallise les tensions entre syndicats et direction.

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