Masques, gel... que devient l'"effort de guerre" des entreprises contre le virus?

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En plein confinement, des entreprises s'étaient adaptées pour produire en masse masques, gel hydroalcoolique ou respirateurs, les offrant parfois ou les vendant à prix coûtant. À l'heure de la reprise, que devient cet "effort de guerre" du secteur privé ?

Publié le 19-05-2020 par Julien Girault, avec le service économique de l'AFP

  • Masques: vers la commercialisation de masse

Dans l'industrie textile, mobilisée d'abord pour fournir les soignants - souvent gracieusement -, les capacités de production sont montées en puissance: avec la généralisation du port du masque, les entreprises visent une commercialisation de masse durable.

"Un marché se crée", reconnaît Charles Odend'hal, patron de la firme normande Lécuyer, fabricant d'élastiques qui produit désormais des masques chirurgicaux et bientôt FFP2.

L'entreprise a commandé sept machines automatisées: "Ce sont des investissements lourds, entre 300.000 et 600.000 euros" chacune, indique M. Odend'hal, évoquant un prix de vente avoisinant 35-39 centimes par masque (chirurgical). Il mise aussi sur des "masques lavables personnalisés" avec logos des sociétés.

Le producteur textile Tenthorey dit tâter encore le marché mais table également sur des articles personnalisables - il a déjà reçu l'importante commande d'un croisiériste.

Lire aussi : Masques en tissu : une opportunité pour la filière textile berrichonne ?


Le groupe industriel Chargeurs fabrique quotidiennement plus d'un million de masques réutilisables mais vise une cadence de 15 millions par semaine "d'ici une dizaine de jours" et "continue d'embaucher", assurait vendredi son PDG Michaël Fribourg sur France Info.

Le fabricant d'élastiques et cordons Gauthier-Fils fournit désormais prioritairement des attaches de masques, renonçant à satisfaire certaines commandes de clients habituels dans la confect

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