Loi travail: le patronat sonne la contre-offensive!

El Khomri Gattaz Myriam Pierre

Fait assez inédit, sept organisations patronales se sont rassemblées pour dénoncer les reculs de la seconde version de l'avant projet de loi Travail. Elles demandent le retour du plafonnement des indemnités prud'homales et la possibilité d'un dialogue social direct avec les salariés sans passer par les syndicats.

Publié le 22-03-2016 par Jean-Christophe Chanut

Ils sont venus, ils sont tous là... Ou presque. Tout ce que le monde patronal compte d'organisations, de clubs, de mouvements, etc. s'est retrouvé le 22 mars pour dire "non" à la deuxième version du projet de loi Travail porté par Myriam El Khomri, la ministre du Travail. Un texte qui va être présenté jeudi 24 mars en Conseil des ministres. Le Medef et la CGPME, bien entendu, ont répondu à l'appel mais aussi l'Association française des entreprises privées (qui représente les grands groupes), les mouvements Ethic (entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance) et Croissance Plus, les agriculteurs de la FNSEA et le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti). Il ne manquait donc que les professions libérales de l'Unapl et les artisans de l'UPA qui, bien que globalement d'accord sur le fond des revendications, ont boycotté ce rassemblement patronal unitaire en raison de leur désaccord sur les critères retenus dans le projet de loi Travail pour mesurer la représentativité des organisations patronales.

Le mouvement patronal porte six revendications

Comme l'a rappelé François Asselin, président de la CGPME : « le but de rassemblement c'est de tenter une dernière fois d'apporter un nouvel élan à la loi ». Toutes les organisations estiment que, autant la première version de l'avant-projet allait dans le bon sens et favoriserait l'emploi, autant les modifications apportées le 14 mars par Manuel Valls « vident en grande partie de son contenu » la deuxième ve

Lire la suite

Voir la suite...

Les dernières actualités