Les startuppeurs français ont deux amours : New York et Paris

statue de la liberté à Paris

Parisiens mais New-Yorkais d'adoption, ils créent une fertilisation croisée des deux côtés de l'Atlantique : investir dans l'écosystème devient tendance ici, tandis que French Touch et avantages sociaux s'acclimatent là-bas.

Publié le 09-12-2019 par Irène Frat, à New York

Il habite à Brooklyn depuis 2012. Il y a acheté une maison et ses enfants vont à l'école sur place. Mais il travaille... à Paris. « Je me cale sur les horaires français et je suis en France la moitié de mon temps », explique Pierre-Nicolas Hurstel, PDG d'Arianee, qui met la blockchain et ses avantages en matière de traçabilité numérique au service d'entreprises commercialisant des produits de valeur. Il n'est pas le seul, au sein de la communauté des entrepreneurs français à New York, à avoir un pied sur chaque continent. « Cela fait à peu près cinq ans que les choses ont changé », indique Benoît Buridant, le cofondateur du club FrenchFounders, qui réunit les créateurs d'entreprises de l'Hexagone à New York.

Plus question, désormais, de choisir entre les deux villes-monde, Paris ou New York. Ce sera les deux. Et plus question non plus de dénigrer la France sous prétexte qu'on l'a quittée, ni d'embrasser les yeux fermés le système américain parce qu'on y vit. « On aime la France ! », disent en choeur les startuppeurs français sur place.

Fusion des cultures

De fait, une nouvelle génération d'entrepreneurs, sans complexes et évidemment rompue aux outils de communication, a remplacé les Jean-Louis Gassée (devenu cadre dirigeant chez Apple dans les années 1980) et les Loïc Le Meur (parti à San Francisco en 2007 pour fonder Seesmic). Et elle fait fureur à New York.

La ville est devenue le nouveau pôle d'attraction technologique. « Les qualités françaises, que ce soit dans la tech o

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