Les salariés d'AIM se tournent vers l'Etat

Les salariés dAIM se tournent vers lEtat

Les salariés d'AIM réclament à l'Etat une aide pour boucler le financement du projet de reprise de leur entreprise sous forme de SCOP.

Publié le 27-03-2015 par Aglaë Derouen

Trouver les financements

 

Le 19 mars, le Tribunal de Commerce de Coutances a donné aux salariés d'AIM un délai supplémentaire qui court jusqu'à aujourd'hui pour déposer leur projet de reprise des abattoirs de Sainte-Cécile, à travers la création d'une SCOP. Les 350 emplois menacés de disparition ne peuvent être en partie sauvés que par les salariés eux-mêmes, dans la mesure où plus aucune offre de reprise n'existe pour les sites de Sainte-Cécile et de Villedieu-les-Poêles. Les espoirs des salariés ne reposent donc plus que sur eux-mêmes. Mais il semble qu'ils éprouvent malheureusement des difficultés à boucler leur dossier, notamment en ce qui concerne les financements nécessaires. Ce qui rend presque impossible le dépôt de l'offre dans les délais impartis.

Les salariés ont déjà obtenu un peu plus de 8 millions d'euros de financement : 2 millions proviennent d'une Société d'Economie Mixte créée par le Département de la Manche et la Région Basse-Normandie; 5 millions émanent de Bpifrance; 1,6 million d'Agrimer, et 500000 euros des salariés eux-mêmes. Mais ils ont besoin pour compléter le tour de table de 2,5 millions supplémentaires.

 

 

Pression sur le gouvernement

 

Ces 2,5 millions d'euros, c'est à l'Etat que les salariés les réclament, se fondant sur la promesse faite par Stéphane Le Foll, le Minisitre de l'Agriculture, de venir en aide aux Abattoirs Industriels de la Manche. Sébastien Lafon, le délégué CFE-CGC de l'entreprise fait pression sur le Ministre, en menaçant tout simplement d'un sacrifice des salariés : « Pour l'instant, on a zéro de la part de l'État. Des discussions sont en cours. Nous, si on n'a pas d'engagement avant ce soir, demain on dépose rien au tribunal, et ils verront, 500 salariés devant le tribunal ce que ça donne ».

De son côté, Stéphane Le Foll a expliqué à l'Agence France Presse que des discussions étaient en cours avec les salariés pour préciser les conditions de possibilité d'une aide de l'Etat, afin de leur « expliquer quels sont les dispositifs de soutien public mobilisables ». Mais il va falloir que les discussions aboutissent rapidement, sinon 350 emplois risquent de disparaître purement et simplement.

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