Les rumeurs de rapprochement continuent entre Orange et Bouygues Telecom

Les rumeurs de rapprochement continuent entre Orange et Bouygues Telecom

Depuis le démenti de Bouygues sur un éventuel rapprochement avec Orange, les rumeurs persistent néanmoins. Selon Les Echos, les négociations seraient de plus en plus avancées.

Publié le 22-12-2015 par Laurent Baquista

Les rumeurs reprennent

 

Le quotidien Les Echos a remis au goût de ce mardi 22 décembre la rumeur de rapprochement entre Orange et Bouygues. Selon le site du quotidien économique, qui tire ses informations d'une source anonyme proche du dossier, les discussions auraient non seulement bien lieu, mais elles avanceraient à grande vitesse, compte tenu de la forte motivation du géant français du BTP, propriétaire de l'opérateur téléphonique.

Les conditions de l'accord supposé pourraient en effet être intéressantes pour le groupe, et lui permettraient de demeurer, indirectement, présent dans le secteur des télécommunications. Les contours supposés de l'accord seraient toujours les mêmes que ceux évoqués lors de la première rumeur lancée par Bloomberg. En échange d'une cession de sa filiale de télécommunications, Bouygues recevrait des actions d'Orange, dont il deviendrait le premier actionnaire, devant l'Etat lui-même. Parallèlement, il conserverait une participation minoritaire dans les activités cédées.

 

 

Un scénario à moitié crédible seulement

 

Si ce scénario se vérifiait, ce serait une véritable révolution dans le paysage français des télécommunications, où l'on attend depuis longtemps une consolidation, et la disparition d'un des quatre opérateurs. Mais on peut encore avoir des doutes sur cette issue. En effet, Martin Bouygues, qui fit ses premières armes de grand patron en créant Bouygues Telecom et y demeure très attaché, n'a cessé de prendre ces derniers mois des positions hostiles à toute éventualité de cession de Bouygues Telecom. On se souvient de la façon dont il avait repoussé l'offre de rachat de Patrick Drahi. Il semble même hostile à toute idée de fusion ou de rapprochement, et a orienté sa filiale télécom vers une stratégie nouvelle, qui commence à porter ses fruits dans un ménage à 4 opérateurs.

Par ailleurs, ce scénario poserait aussi de nombreux problèmes à l'Autorité de la Concurrence, car le nouvel attelage disposerait de plus de 50% de parts de marchés dans le secteur. Il serait donc sans doute nécessaire de réduire la voilure, et de compenser cette prise de poids par des concessions faites aux autres opérateurs. Dans ce cas, Free pourrait être le grand bénéficiaire des cessions et transactions imposées par l'Autorité de la Concurrence pour qu'elle valide le rapprochement.

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