« Les régions sont capables d'agir vite et d'expérimenter, ce que l'État est incapable de faire » Hervé Morin

Morin elu a la tete des regions, veut rencontrer philippe

[Vos Régions en 2030 3/5] À la veille du congrès de Régions de France, qui s'ouvrira le 26 septembre à Marseille et dont La Tribune est partenaire, son président, Hervé Morin, également à la tête du conseil régional de la Normandie, assure que les 13 régions sont prêtes à renouer le dialogue avec le gouvernement. Il se félicite du plan d'Élisabeth Borne sur les infrastructures de transports mais s'alarme d'une volonté de recentralisation de l'État, notamment en matière d'apprentissage.

Publié le 27-09-2018 par Propos recueillis par César Armand

LA TRIBUNE - Les relations entre le gouvernement et les collectivités locales sont très tendues. Deux mois après votre refus de participer à la Conférence nationale des territoires sur l'Europe, vous tenez à Marseille le congrès annuel de Régions de France sur ce même sujet. Le dialogue est-il encore possible ?

HERVÉ MORIN - Comme je l'ai rappelé récemment au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, notre départ de la Conférence nationale des territoires (CNT) n'était pas une posture politique. Nous regrettons que le gouvernement ne comprenne pas que la France a intérêt à être davantage décentralisée qu'elle ne l'est aujourd'hui. Les patrons des collectivités sont des hommes et des femmes qui veulent que la France réussisse et cette réussite passera par les territoires. Il est dommage que le gouvernement s'entête. Nous ne demandons qu'à renouer les fils du dialogue. Mais pour discuter, réellement, il faut être deux !

Huit présidents de régions - dont vous-même - sur dix-sept ont refusé de contractualiser avec l'État sur leurs dépenses de fonctionnement. Pourquoi parlez-vous de recentralisation ?

Je rappelle tout d'abord que les Régions se sont toutes engagées dans une dynamique de maîtrise de leurs dépenses et n'ont donc pas besoin de contractualiser avec l'État pour le faire. Elles participent au désendettement du pays et je note que leurs dépenses de fonctionnement augmentent même deux fois moins vite que celles de l'État. Cette contractualisation constitue un des exemples

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