Les médicaments sans ordonnance, axe majeur de plusieurs big pharmas

Advil

Pfizer envisage de vendre son activité de médicaments sans ordonnance, ce qui suscite l'intérêt de plusieurs big pharmas. Malgré une valeur ajoutée moins importante que les médicaments dits innovants, l'automédication reste un axe important pour plusieurs sociétés pharmaceutiques.

Publié le 28-10-2017 par Jean-Yves Paillé

A l'heure des investissements massifs en oncologie et de la ruée vers la médecine personnalisée, Pfizer souhaite, à l'instar de Merck KGaA, recentrer ses activités. Il prévoit de mettre en vente son activité de médicaments sans ordonnance (OTC) en novembre. Celle-ci génère 3,4 milliards de dollars par an de chiffre d'affaires grâce aux ventes d'anti-douleurs, de compléments alimentaires et de médicaments contre les problèmes gastro-intestinaux, entre autres.

Une vente potentielle à 20 milliards de dollars

Une multitude de sociétés seraient intéressées par un rachat de cette activité, rapporte Reuters. La preuve que les ventes de médicaments sans ordonnance restent un enjeu majeur dans le secteur. Parmi les prétendants au rachat, on retrouve Reckitt Benckiser, Procter & Gamble (P&G) et trois big pharmas : Johnson & Johnson, Sanofi et GSK. Tant et si bien que cette vente pourrait rapporter jusqu'à 20 milliards de dollars au géant pharmaceutique américain, grâce à des candidats prêts à faire monter les enchères, estime Reuters.

GSK est la première société à avoir montré officiellement un vif intérêt pour l'activité "santé grand public" de Pfizer. Les OTC représentent une de ses priorités, même si le laboratoire britannique dit miser avant tout sur des traitements innovants à forte valeur ajoutée. La société a créé une coentreprise de médicaments sans ordonnances avec Novartis en 2015. Le chiffre d'affaires de cette joint-venture atteint 7,2 milliards de livres sterling (plus de

Lire la suite

Voir la suite...

Les dernières actualités