Les madeleines Jeannette se redressent peu à peu

Les Madeleines Jeannette se redressent peu à peu

Les salariés et le patron des madeleines Jeannette viendront prochainement à l'Assemblée Nationale raconter aux députés leur sauvetage.

Publié le 01-02-2016 par Aglaë Derouen

La reconnaissance des députés

 

Le 16 février prochain, les « Jeannette » seront reçues à l'Assemblée nationale pour y raconter aux députés comment quelques ouvrières rebelles, un patron audacieux, et plus de deux milliers de donateurs anonymes ont réussi à sauver l'un des plus anciens fleurons de la biscuiterie caennaise.

Leur aventure commence en février 2014, lorsque les employés de la biscuiterie menacée de liquidation se sont mobilisés. Nuit et jour, une vingtaine d'entre eux s'est relayée jusqu'en janvier 2015, pour occuper le site et surtout protéger les machines et empêcher les huissiers de les saisir. De temps en temps, ils produisaient des fournées et les vendaient sur les marchés, pour sensibiliser les habitants de la région à leur combat.

 

 

Une histoire peu commune

 

En novembre 2014, le tribunal de Commerce de Caen attribue la marque à un ancien cadre du groupe Suez, Georges Viana. Ce dernier a un projet : lever des fonds pour reprendre la biscuiterie, la refaire tourner avec les salariés mobilisés, et rendre à la Biscuiterie Jeannette son lustre d'antan, avec une production plus faible, mais haut de gamme.

Le financement participatif lui permet de récolter 430000 euros. Un prêt bancaire de 250000 euros est aussi accordé par les banques, qui commencent à croire en ce projet de reprise, d'un montant total de 1,1 million d'euros.

En septembre dernier, la production a repris. Elle est maintenant artisanale, et s'appuie sur 13 des 20 salariés mobilisés depuis le début. Désormais, la biscuiterie Jeannette 1850 est relancée. Toutefois, plusieurs étapes restent encore à franchir, dont la montée en puissance de la production : « On a des demandes de beaucoup de magasins y compris de la grande distribution, mais on commence tout juste à fournir une quinzaine de boutiques, parce qu'on n'a pas encore l'argent pour acheter le matériel pour produire plus », a déclaré Georges Viana à l'AFP.

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