Les employés de Facebook dénoncent l'indulgence leur PDG face à Donald Trump

Les employés de Facebook dénoncent l'indulgence leur PDG face à Donald Trump

Mark Zuckerberg a refusé d'assortir les posts polémiques de Donald Trump d'avertissements. Les salariés de Facebook ont été nombreux à dénoncer la clémence de leur patron envers le président américain.

Publié le 02-06-2020 par Esther Buitekant



Facebook trébuche là où Twitter se distingue


Donald Trump est un habitué des tweets polémiques. Mais cette fois-ci, Twitter a décidé d'agir. Le réseau social à l'oiseau bleu a récemment assorti deux posts du président américain d'avertissements. Du côté de Facebook en revanche, silence radio. Mark Zuckerberg a d'abord rappelé sur Fox News que les plateformes ne devaient pas jouer le rôle 'd'arbitres de la vérité en ligne.' Suite au meurtre de George Floyd, un homme noir, par un policier blanc à Minneapolis et aux manifestations qui ont suivies, Donald Trump a déclaré que 'les pillages seront immédiatement accueillis par les balles'. Un message 'contraire aux règles de Twitter relatives à la glorification de la violence'. Mark Zuckerberg a quant à lui déclaré avoir 'hésité toute la journée', sur la bonne attitude à avoir. S'il dit condamner ces déclarations à titre personnel, le patron de Facebook en appelle à la liberté d'expression. 


Un désaveu public pour Mark Zuckerberg


Une inaction qui a révolté bon nombre de salariés du groupe de Mark Zuckerberg. 'Je suis un employé de Facebook en désaccord complet avec la décision de Mark de ne rien faire au sujet des posts récents de Trump, qui incitent clairement à la violence», a notamment twitté Jason Stirman, un responsable en recherche et développement de Facebook. 'Ne rien faire n'est pas faire preuve d'audace. C'est ce que ressentent beaucoup d'entre nous', a renchéri Nate Butler, développeur au sein du groupe. Sur un forum interne à l'entreprise auquel a pu accéder le site The Verge, les messages se sont multipliés. 'Je trouve les contorsions auxquelles nous sommes contraints particulièrement dures à avaler', a notamment critiqué un employé dont l'identité n'a pas été révélée.

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