Les défis du nouveau président du médicament, Philippe Tcheng

Philippe Tcheng, Leem, syndicat, industrie pharmaceutique

Philippe Tcheng vient d'accéder à la présidence du Leem. Pur produit Sanofi et grand connaisseur des négociations avec les pouvoirs publics, l'homme devrait s'inscrire dans la continuité de la politique du syndicat professionnel du médicament.

Publié le 04-10-2018 par Florence Pinaud

Élu quelques jours avant la présentation du PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale), mardi 25 septembre, et alors que la ministre de la Santé annonce déjà 1 milliard d'euros de nouvelles économies sur les remboursements de médicaments, le nouveau président du Leem (Les Entreprises du médicament), le syndicat des entreprises pharmaceutiques, est tout sauf un néophyte. Même s'il a toujours préféré l'influence discrète des éminences grises aux feux de la rampe.

Administrateur du Leem depuis dix ans et ancien président de la commission des affaires scientifiques de cette organisation, Philippe Tcheng est un grand habitué des négociations avec les pouvoirs publics dans le secret des cabinets ministériels. Ainsi, alors que le PLFSS dévoilé par Agnès Buzyn promet du sang et des larmes à l'industrie, le nouveau président du Leem espère que le texte traduira au moins une partie - sinon la totalité - des engagements pris lors du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) en juillet dernier.

Ajustements des contraintes

Le CSIS est une instance de dialogue avec le gouvernement qui se réunit tous les deux ans. Philippe Tcheng en est cosecrétaire depuis 2007 et connaît au millimètre les positions défendues par chacun des acteurs. Après les années de décroissance que le secteur pharmaceutique a subies, il a fait de l'ajustement des contraintes imposées au médicament par les objectifs de réduction des dépenses de santé un de ses chevaux de bataille. Il n'a d'aille

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