Le rachat de Fitbit ne rassure toujours pas la Commission Européenne

Le rachat de Fitbit ne rassure toujours pas la Commission Européenne

Mardi, la Commission Européenne a déclaré qu'elle lançait une enquête approfondie concernant l'opération de rachat de Fitbit par Google. Elle rendra sa décision finale le 9 décembre prochain.

Publié le 05-08-2020 par Alexandra Nuiry

L'accord est annoncé en novembre 2019. Pour 2,1 milliards de dollars, Google souhaite racheter Fitbit. Mais tous ne voient pas l'opération d'un bon oeil. Ainsi de la Commission Européenne. Mi-juillet, Google lui a proposé un système de silo de données, afin de la rassurer. Selon ce système, les données captées par les bracelets connectés n'auraient pas pu être utilisées par Google pour ses activités publicitaires. Le problème, selon la Commission, est qu'il ne couvre pas la totalité des données que la filiale d'Alphabet récupérerait en cas de conclusion de cette opération.


La position dominante de Google renforcée ? 


L'autorité continue donc d'évoquer des inquiétudes quant à l'impact de cette acquisition sur le marché de la publicité en ligne et des 'technologies de la publicité". Elle craint, grâce aux données émanant des bracelets et autres montres connectées, un renforcement de la position dominante de Google, qui viendrait à restreindre le champs de la concurrence. Une situation qui réduirait d'autant le choix des annonceurs et ferait monter les prix. 


En parallèle, l'enquête approfondie de la Commission se penche sur le marché des soins de santé numérique, qu'elle décrit comme à ses débuts en Europe. Elle doit déterminer les conséquences sur ce domaine de la concentration des bases de données de Fitbit et de Google. Par ailleurs, l'autorité s'interroge sur les risques d'entrave à l'interopérabilité. Parmi les hypothèses soulevées, le risque de voir celle des appareils concurrents dégradée par Google.

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