Le groupe parapétrolier Bourbon a triplé sa perte nette en 2016

Le groupe parapétrolier Bourbon a triplé sa perte nette en 2016

Ce jeudi, le groupe français de services maritimes à l'offshore pétrolier Bourbon a dévoilé ses chiffres annuels pour 2016. Des chiffres marqués par la faiblesse des cours du brut et par une petite forme du segment de l'offshore profond.

Publié le 16-03-2017 par Bertrand Dampierre

Une perte bien plus élevée que les prédictions

 

Le groupe de services maritimes à l'offshore pétrolier et gazier Bourbon a dévoilé ce jeudi les résultats financiers de son année 2016. Une année qui s'est révélée très difficile puisque la firme, qui fêtera ses 70 ans d'existence l'an prochain, a annoncé avoir plus que triplé sa perte nette en 2016, dans un marché toujours marqué par la faiblesse des cours du brut et par une dépréciation dans le segment de l'offshore profond. Concrètement, sur l'année passée, la perte nette de Bourbon a ainsi atteint 279,6 millions d'euros, contre 76,6 millions en 2015. De son côté, le consensus d'analystes compilé par Bloomberg avait anticipé une perte en deçà de la réalité, en tablant sur 232,6 millions d'euros. De son côté, l'Ebitdar ajusté (excédent brut d'exploitation hors loyers coque-nue et plus-values) a chuté de 30,1 %, à 383 millions d'euros, faisant ressortir une marge opérationnelle ajustée de 34,7 % (- 3,4 points), ce qui est moins que l'objectif affiché par le groupe dirigé par Jacques de Chateauvieux.

 

Miser sur l'onshore pour se relancer

 

Enfin, l'entreprise française de services maritimes à l'offshore pétrolier annonce un chiffre d'affaires ajusté de 1,1 milliard d'euros pour l'année 2016, soit une baisse de 23,3 % par rapport à l'année précédente. « L'industrie des services maritimes traverse la crise la plus aiguë de ces 40 dernières années du fait du fort ralentissement de l'activité pétrolière offshore », a analysé le PDG de Bourbon, Jacques de Chateauvieux, dans un communiqué. Quoi qu'il en soit, le groupe parapétrolier perçoit un début d'embellie dans certains secteurs d'activités, avec un dynamisme qui s'est ressenti dès le quatrième trimestre 2016. Ainsi, la baisse du chiffre d'affaires de Bourbon sur cette période a été limitée à 5,7 % en séquentiel, à 244,4 millions d'euros. « Des signaux positifs de relance des investissements [en] exploration-production sont maintenant perceptibles, en particulier dans l'onshore », a indiqué le groupe composé de 28 filiales et opérant dans plus de 50 pays. « Une reprise progressive des travaux de maintien de production et de maintenance sur les champs existants se profile pour les prochains trimestres ». Pour l'offshore, Bourbon prédit une reprise plus tardive, estimée à « fin 2017 et 2018 ».

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