Le chemin semé d'embûches de la fin du chantier de la fibre

En 2019, la fibre a porte les investissements dans le secteur francais des telecoms, selon l'arcep

Alors que plan national de déploiement de la fibre entre dans la dernière ligne droite, opérateurs et industriels sont confrontés à plusieurs difficultés.

Publié le 22-10-2020 par Pierre Manière

Le plus grand chantier de France entre dans sa phase finale. Opérateurs et industriels mettent aujourd'hui les bouchées doubles pour déployer la fibre à travers le pays. Tous sont mobilisés pour atteindre les objectifs gouvernementaux d'un Internet à très haut débit (soit au moins 30 Mbits/seconde) pour tous à l'horizon 2022, et du « 100% fibre » d'ici à 2025. Ce mercredi aux Sables d'Olonne, la filière s'est réunie à l'initiative d'InfraNum, qui rassemble tous les acteurs du secteur. A cette occasion, les industriels se sont félicités d'avoir réussi à poursuivre les déploiements malgré la crise du coronavirus et le confinement.

Si les travaux avaient été interrompus, de nombreux sous-traitants auraient mis la clé sous la porte. Et il aurait sans doute fallu tirer un trait sur les objectifs du plan très haut débit, aujourd'hui érigés en priorité des priorités par le gouvernement. « Au deuxième trimestre, nous avons malgré tout réussi à déployer 1,2 millions de prises fibre, s'est réjoui Etienne Dugas, le président d'InfraNum. Nous devrions atteindre les 5 millions de prises cette année. » C'est à dire 200.000 de plus qu'en 2019. Un joli score dans ce contexte aussi difficile.

Cédric O promet d'épauler la filière

Cela dit, la filière est confrontée à de nombreux freins. Aux Sables d'Olonne, les industriels ont notamment déploré l'absence d'une base d'adresses nationale pour bien identifier les logements à raccorder. Tous pestent sur les difficultés à décrocher des autorisation

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