La France face à la « menace » Huawei

La France face à la « menace » Huawei

Alors que le passage à la 5G approche à grands pas, divers pays rejettent la société Huawei à cause de suspicions d'espionnage et d'alliance avec le gouvernement chinois.

Publié le 25-01-2019 par Nolwenn Guengant

États-Unis, Japon, Nouvelle-Zélande, Australie, Allemagne, Royaume-Uni... Les pays qui tournent le dos à l'entreprise chinoise Huawei sont de plus en plus nombreux. Même en France, on prend la « menace » Huawei très au sérieux. Jean-Yves le Drian, ministre des Affaires étrangères, a ainsi expliqué être conscient « des risques [...] que peut entraîner le fait que Huawei intervienne largement sur la 5G ». Le gouvernement voudrait pouvoir mieux contrôler la marque, dont la branche française est présidée par Bo Peng, grâce à un amendement à la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises). Cet amendement permettrait notamment à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information - Anssi - d'avoir un plus grand pouvoir d'agrément.


La réponse de Huawei


Face aux accusations d'espionnage et aux réactions de plusieurs pays, mais aussi en l'absence d'éléments concrets permettant d'appuyer ces accusations, la firme chinoise a décidé de réagir. « Nous allons transférer nos partenariats technologiques dans des pays où nous sommes les bienvenus et où l'on peut collaborer », a ainsi annoncé Liang Hua, président de Huawei. Il a également invité les gouvernements occidentaux à venir visiter les usines Huawei afin de constater qu'aucune technologie n'est utilisée à des fins d'espionnage. « Nous ne représentons pas une menace pour la future société numérique » a tenu à ajouter Liang Hua.

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