La dette et les taux d'intérêt négatifs divisent les économistes

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Avec des taux d'intérêt en seuil négatif, de plus en plus d'économistes plaident pour un assouplissement des règles en matière d'orthodoxie budgétaire.

Publié le 12-07-2019 par Grégoire Normand

C'est devenu un serpent de mer dans le débat sur les finances publiques. Lors d'une intervention aux Etats-Unis en janvier dernier, l'ancien économiste en chef du fonds monétaire internationale (FMI), Olivier Blanchard invitait, dans un discours adressé à l'American Economic Association issu d'un article intitulé "Dette publique et taux d'intérêt bas", les économistes à réfléchir aux véritables risques provoqués par l'accumulation de la dette publique.

Il y a quelques jours aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a déclaré, de son côté, que "les taux négatifs nous permettent de refinancer la dette française à des taux très attractifs. Cela permet aussi aux entreprises de financer leurs investissements et de se développer", a-t-il reconnu. "Mais ça a aussi un aspect négatif pour les ménages les moins riches", a poursuivi le ministre, disant craindre que ces faibles taux ne soient un "élément d'accroissement des inégalités" en France et en Europe. Encore lors d'un débat d'orientation sur les finances publiques à l'Assemblée ce jeudi 11 juillet, le locataire de Bercy a précisé ceci :

"Ces taux bas ont des conséquences sur le financement de la dette française et sur la charge de la dette, qui va temporairement baisser. Mais dans un contexte de ralentissement de l'activité, la réduction des recettes fiscales l'emporte sur la réduction de la charge de la dette. Je tiens donc tout de suite à écarter une illusion : il n'y aura aucune ca

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