La crise italienne plombe les marchés et les bancaires

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La perspective de nouvelles élections en Italie inquiète les investisseurs et ravive le spectre de la crise de la dette, faisant chuter l'euro et les Bourses européennes. Les valeurs bancaires ont été particulièrement touchées, BNP Paribas et Crédit Agricole, à la présence importante dans la péninsule, en tête, mais l'ensemble du secteur tangue.

Publié le 30-05-2018 par Delphine Cuny

Les marchés ont encore bu la tasse mardi, ébranlés par les inquiétudes sur la situation politique en Italie. Au lendemain de la nomination de l'économiste Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international (FMI), par le président Sergio Mattarella, à la tête d'un gouvernement de transition, la perspective de nouvelles élections, peut-être dès la fin juillet, a ravivé le spectre de la crise de la dette dans la zone euro. La monnaie unique a ainsi chuté sous 1,16 dollar, à son plus bas niveau depuis juillet 2017.

"L'impasse italienne fait frémir les marchés financiers", résument les stratégistes d'Ostrum Asset Management (ex-Natixis AM).

Le rendement des obligations d'Etat italiennes à deux ans a bondi à 2,702%, son plus haut niveau depuis 2012. L'écart de taux avec les obligations d'Etat allemandes à dix ans (Bund), le "spread", un baromètre de mesure du risque financier très suivi par les investisseurs, a grimpé au-dessus des 300 points de base, au plus haut depuis 2013.

Toutes les places boursières européennes ont accusé le coup. A Paris, le CAC 40 a fini en repli de 1,29%. A Francfort, le DAX a reculé de 1,63%. A Madrid, l'Ibex a lâché 2,49%. A Milan, le MIB a clôturé en baisse de 2,65%.

BNP Paribas et Crédit Agricole chahutées

Ce sont les valeurs bancaires qui ont tiré les indices vers le bas. Les deux banques françaises les plus exposées en Italie ont signé parmi les pires performances du jour : BNP Paribas a chuté de 4,46% et Crédit Agricole de 3,29%, tandis q

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