L'enjeu de la révolution des algorithmes est plus éthique qu'économique

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LA CHRONIQUE DU "CONTRARIAN" OPTIMISTE. La crainte d'une destruction massive d'emplois en raison de l'accélération de la digitalisation de l'industrie et des services n'est pas fondée. En revanche, il est nécessaire que l'usage des algorithmes soit encadré par des règles éthiques, pour le bien de tous.

Publié le 13-06-2021 par Robert Jules

Les crises sont propices à l'accélération de changements. Ainsi, à la faveur de la préparation de la sortie de crise sanitaire, nombre d'États ont préparé des plans de relance pour accélérer la reprise économique. Outre des montants qui se chiffrent en centaines de milliards, ils ont pour point commun d'investir prioritairement dans la transition énergétique - les fameux "green deal" - pour lutter contre le réchauffement climatique mais aussi dans l'accélération de la numérisation de l'économie, par le recours massif à l'Intelligence artificielle (IA), ses algorithmes et ses robots.

Le risques des inégalités entre travailleurs

Deux mouvements majeurs qui vont remodeler l'économie mondiale et réorganiser le monde du travail. L'une des craintes est que la robotisation rapide débouche sur un chômage massif. Or ce n'est pas ce qui est constaté. Certes, des métiers pénibles et répétitifs vont être supprimés, mais la robotisation permet aussi d'augmenter la productivité et de réduire les coûts, et crée aussi de nouveaux emplois que l'on ne soupçonnait pas. Le seul risque, important, est d'accroître les inégalités entre les travailleurs sous-qualifiés - les plus exposés - et ceux qui sont bien formés. Le Japon, Singapour et la Corée du Sud, qui comptent parmi les pays qui en pointe dans la robotisation, n'ont pas de taux de chômage élevés.

Pour autant, les investissements publics dans cette numérisation vont davantage compenser le ralentissement mis sur ce secteur durant la pandémie

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