L'ASN blanchit Areva pour la cuve de l'EPR

L'ASN blanchit Areva pour la cuve de l'EPR

L'Autorité de Sûreté Nucléaire a confirmé qu'Areva n'avait en rien cherché à dissimuler les problèmes de la cuve de l'EPR.

Publié le 10-07-2015 par Guilhem Baier

Dissimulation ?

 

Le Canard Enchaîné avait révélé mercredi que les défauts de la cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville étaient connus d'Areva depuis 2006, date où l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) avait signalé le problème de qualité de l'acier au carbone au géant mondial du nucléaire. Or, le défaut n'avait été porté à la connaissance du public qu'en avril 2015, à l'occasion d'une communication d'Areva à l'Autorité de Sûreté Nucléaire. La question demeurait donc entière : pourquoi Areva avait-elle attendu si longtemps avant de signaler l'anomalie ? Le groupe a-t-il dissimulé sciemment ces résultats alarmants ?

Dès publication des informations par l'hebdomadaire satirique, un porte-parole d'Areva avait commencé à donner des précisions permettant de disculper le groupe des accusations de dissimulation. Les premières mesures de contrôle de la qualité de l'acier avaient été transmises à l'ASN en 2008.

 

 

L'ASN confirme

 

Le gendarme du nucléaire a pu confirmer les dires d'Areva : « le premier dossier concernant le couvercle et le fond de la cuve a été transmis par Areva à l'ASN en 2008. Un nouveau dossier a été transmis en 2010 à la suite de discussions avec l'ASN ». On ne peut donc accuser Areva de dissimulation. En revanche, comme l'a précisé hier un porte-parole de l'ASN, « Areva n'a pas essayé de cacher des informations mais il y a eu un problème sur le plan technique, Areva a fait preuve d'un manque de vigilance ».

De son côté, Areva rajoute que « seuls les résultats de tests réalisés en 2014 ont permis de conclure à une teneur en carbone nécessitant des études complémentaires », pas les précédents.

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