En direct de la COP26 avec Bertrand Piccard : la rue devrait revendiquer les solutions autant que dénoncer les problèmes

climat Glasgow

OPINION. Les manifestations populaires pour le climat sont nécessaires, mais elles ont trop tendance à pointer du doigt ce qui ne va pas, sans évoquer les solutions à mettre en oeuvre. Par Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse.

Publié le 08-11-2021 par Bertrand Piccard

Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse, psychiatre et explorateur, auteur du premier tour du monde en ballon (1999) puis en avion solaire (2015-2016), tiendra durant cette quinzaine une chronique quotidienne des succès et des déceptions de ce rendez-vous crucial pour l'avenir de notre planète. Une exclusivité pour La Tribune et le quotidien suisse Le Temps.

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A Glasgow, le week-end ne fut pas de tout repos. Vendredi déjà, des milliers de jeunes et moins jeunes, souvent en famille, ont répondu à l'appel du mouvement Fridays for Future, initié par Greta Thunberg, pour manifester en parallèle de la COP26. Samedi, ce sont près de 100'000 protestataires - selon les organisateurs - qui ont donné de la voix malgré une pluie battante. Au coeur des revendications, la justice climatique, soit la mise en place immédiate par les pays riches, responsables du problème, de mesures pour aider les communautés déjà affectées par le dérèglement climatique dans les pays en voie de développement. De pareils mouvements de contestation ont également occupé les rues de plus de 200 villes du monde, avec plus ou moins de succès.

Ces manifestations populaires ont un réel impact, en ce sens qu'elles donnent aux gouvernements, souvent frileux, l'occasion de prendre des engagements plus ambitieux. Dans le Canton de Vaud, en Suisse, le Parlement a adopté une motion reconnaissant l'urgence climatique en mars 2019, après que des grèves pour le climat ont occupé les rues plusieurs ve

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