"En asphyxiant les collectivités, l'État tue le Grand Paris" (Joëlle Ceccaldi-Raynaud)

Joëlle-Ceccaldi-Raynaud

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire (LR) de Puteaux, ville hôte du Sommet organisé par La Tribune ce 19 juin, presse le président de donner sa feuille de route.

Publié le 19-06-2018 par César Armand

LA TRIBUNE - Que signifie pour vous le terme de Grand Paris ?

JOËLLE CECCALDI-RAYNAUD - Pour moi, le Grand Paris est une nouvelle façon de concevoir la vie de la cité dans un environnement global. Le Grand Paris, c'est l'idée que l'on se fait tous d'un territoire permettant d'avoir une véritable attractivité internationale pour le seul bien-être de ses habitants, un territoire moderne, connecté, citoyen, écologique... Le Grand Paris, c'est aussi construire un récit commun. L'idée d'un Grand Paris ne date pas d'aujourd'hui. Elle était déjà dans la tête de Napoléon Bonaparte ! En 1802, en visite au Havre, Napoléon a affirmé : « Paris-Rouen-Le Havre, une seule ville dont la Seine serait la grande rue. »

Quel premier bilan tirez-vous dix ans après le lancement du Grand Paris par Nicolas Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy a été le premier instigateur politique du Grand Paris. Pour lui, c'est un projet qui devait rappeler que « quand un pays bâtit et entreprend, il est en renaissance ». À l'époque, le Grand Paris devait aller bien au-delà des frontières de l'Île-de-France, Le Havre comme premier port du Grand Paris, l'Axe Seine permettant de donner sens au projet de Napoléon Bonaparte. Dernièrement, les départements normands de l'Eure et de la Seine-Maritime ont relancé cette idée avec ceux des Yvelines et des Hauts-de-Seine. Mais tout a été stoppé en 2012 avec l'arrivée de François Hollande. Dix ans déjà et reconnaissons que nous n'avons pas vraiment avancé... Où est le Grand Paris des pro

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