Élections européennes : pourquoi les géants du Net s'attaquent aux publicités politiques

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En prévision des élections européennes, Facebook, Google et Twitter ont concentré leurs efforts sur la restriction, voire la suppression, des publicités politiques pour limiter les tentatives d'ingérence étrangère.

Publié le 15-05-2019 par Anaïs Cherif

Les géants du Net braquent leur attention sur l'encadrement des publicités politiques. Et pour cause : les publicités ciblées étaient au coeur du scandale Cambridge Analytica de mars 2018, qui a confirmé les pratiques inquiétantes d'utilisation de données à des fins politiques. Deux ans plus tôt, ce cabinet d'analyse au service de Donald Trump et du groupe pro-Brexit Leave. EU en 2016, avait capté illégalement les données personnelles de plus de 87 millions d'utilisateurs Facebook afin de les influencer via des annonces ciblées.

Pour les plateformes, les publicités politiques s'entendent au sens large. Tous les « débats d'intérêt général », comme l'environnement ou l'immigration, sont concernés. Sur Facebook, Google ou Twitter, les annonceurs peuvent choisir d'adresser une annonce à un public spécifique en fonction du sexe, de l'âge, des centres d'intérêt (pages « aimées ») voire même, du revenu estimé... Lors de tentatives d'ingérence, des acteurs malveillants créent ces publicités sous de fausses identités.

Vérifier l'identité des annonceurs

En vue des élections européennes, les plateformes ont répliqué dans le Vieux continent des outils de transparence déployés progressivement dans le monde entier en réaction à l'élection présidentielle américaine de 2016, où les géants du Net ont été accusés de contribuer à la manipulation du grand public. Ils ont mis en place des procédures de validation d'identité.

Selon ses conditions d'utilisation, Google procède ainsi en deux étapes p

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