EDF peaufine sa stratégie de transition énergétique avec la mobilité électrique

Les rivaux d'edf craignent une regression de la concurrence

Déjà présente sur le marché des bornes de recharge, l'électricien accélère et crée "EDF mobilité électrique", avec l'objectif de devenir leader sur ses quatre principaux marchés européens d'ici à 2022.

Publié le 11-10-2018 par Dominique Pialot

Et de trois. Après son plan solaire de 30 GW annoncé en décembre 2017 à la veille du One Planet Summit, puis son plan stockage de 10 GW à 8 millions d'euros présenté en mars, EDF annonce un nouveau plan affichant son dynamisme en matière de transition énergétique. Cette fois, il s'agit de se montrer offensif sur la mobilité électrique. Cette révolution annoncée depuis une bonne dizaine d'années a connu quelques retards à l'allumage, mais les nombreuses initiatives présentées notamment par les constructeurs automobiles sur le Mondial qui se déroule ces jours-ci à Paris montrent que les temps ont changé.

Changement de braquet

Présent sur le marché via sa filiale Sodetrel, fondée en 1998, EDF gère déjà un réseau de 5.000 bornes dont 200 de recharge rapide implantées sur les autoroutes de l'Hexagone. Mais le plan "Mobilité électrique" annoncé le 10 octobre annonce un réel « changement de braquet », pour reprendre les mots du PDG Jean-Bernard Lévy en marge de la deuxième édition des Electric Days, organisés à La Villette à Paris. Il s'agit de devenir ni plus ni moins que le leader de la mobilité électrique en Europe en proposant une offre intégrée de recharge intelligente sur les quatre marchés visés.

Yannick Duport, jusqu'alors directeur commerce Île-de-France, prend la direction d'une nouvelle unité baptisée "EDF Mobilité électrique". Rattachée au directeur du commerce et des services Henri Lafontaine, elle emploiera dès sa création quelque 500 salariés, dont ceux de la filiale

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