EDF : l'Etat dément vouloir céder 15% du capital

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La fédération CFE-CGC de l'énergie accuse l'Etat de vouloir céder 15% d'EDF. Une stratégie formellement démentie par le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg et celui des Finances, Michel Sapin.

Publié le 28-05-2014 par Guilhem Baier

Rumeurs de cession de 15% du capital d'EDF

 

Ce mardi 27 mai, la fédération CFE-CGC de l'énergie a affirmé avoir appris "de sources concordantes" que l'Etat s'apprêterait à céder 15% du géant français de l'électricité. Objectif supposé de cette manoeuvre : dégager des liquidités pour participer à la consolidation d'Alstom, dans un contexte marqué par l'appétit du conglomérat américain General Electric pour le géant tricolore de l'industrie ferroviaire. Quelques heures seulement après la publication de ce communiqué, le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, et celui des Finances, Michel Sapin, ont opposé un démenti formel à ces rumeurs. Même version du côté de l'Agence des participations de l'Etat, qui gère sous la tutelle de ces deux ministères les participations dans EDF et d'autres entreprises stratégiques. Contactée par l'AFP, la direction d'EDF n'aurait toujours pas réagi à cette annonce.

 

 

EDF : une envolée des prix ?

 

Selon le CFE-CGC, une cession de 15% du capital d'EDF se traduirait par une hausse inévitable du prix de l'électricité, actuellement parmi les plus bas d'Europe. Le communiqué du syndicat stigmatise également "l'incohérence de l'Etat", accusé de vouloir "brader EDF aux Chinois et aux Qataris". Enfin, la fédération de l'énergie insiste sur le risque de casse sociale, et d'abandon de la maîtrise de la filière nucléaire à des actionnaires étrangers. A noter que l'Etat détient à l'heure actuelle 84% d'EDF.

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