Destination Mars : l'Europe dans les valises des Etats-Unis

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Airbus Defence and Space a démarré à Brême la construction du module de service de la capsule Orion, qui doit décoller en principe en 2018 à bord du futur lanceur américain Space Launch System.

Publié le 20-05-2016 par Michel Cabirol à Brême

Après quelques semaines de retard, Airbus Defence and Space (DS) a démarré à Brême la construction du module de service de la capsule Orion, qui doit décoller en principe en 2018 à bord du futur lanceur américain Space Launch System (SLS). Confié au groupe Lockheed Martin, le programme Orion de la NASA, qui est très ambitieux, permettra un jour aux Etats-Unis de se poser sur Mars. Cette capsule est conçue pour transporter des astronautes dans des régions de l'espace jusqu'ici inexplorées, tout en garantissant leur retour sur Terre.

"La destination ultime d'Orion, c'est Mars", confirme Philippe Deloo, le chef du projet du module de service européen (ESM) à l'Agence spatiale européenne (ESA), qui a lancé ce programme en 2011 avec les phases de développement A, puis B entre 2012 et 2014. Avec Orion, la NASA inaugure véritablement une nouvelle ère du spatial.

Une facture respectée

L'ESA, qui a confié en 2014 à Airbus DS la réalisation de l'ESM (un contrat de 390 millions d'euros), s'est fait une place dans le programme américain dans le cadre de sa contribution de plus de 8% au fonctionnement de l'ISS, la station spatiale internationale (environ 150 millions d'euros par an). Un troc habituel entre la NASA et les agences spatiales participant à l'ISS. Ce qui évite à ces dernières de sortir du cash. Au-delà, l'Europe est un partenaire fiable pour la NASA. "L'agence américaine a une vision sur le long terme. Elle aura besoin de toutes les agences pour poursuivre l'exploration spatia

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